Des cactus en travers la gorge
Des cactus, Jean-Marie Davoy et Marc Jourdan en ont bouffés toute la journée en ce dimanche 2 mai entre Tunis et Douz. Il y en avait partout. Et quelques uns leur sont restés en travers la gorge, hier soir, aux portes du Sahara alors qu’ils faisaient le bilan de cette première étape longue de plus de 500 km et agrémentée d’une « spéciale » de 180 km.
31e du classement de l’étape et du premier « général » de l’épreuve à près de 43 minutes du leader, Christian Laveille au volant d’un « proto » Nissan, les deux hommes sont tombés de haut en fin d’après-midi à Douz. Eux qui, l’an passé, au Rallye du Maroc, avaient constamment fait la course dans le « top 7 », ne s’attendaient pas à pareille déconvenue. Mais il est vrai que tout au long de la journée, le sort s’est acharné sur eux. Après un bon départ c’est leur « sentinelle » qui tombait en panne durant plusieurs dizaines de kilomètres. La « sentinelle » est un petit appareil électronique, installé chaque matin dans les voitures, par l’organisation, et qui permet d’enregistrer les éventuels excès de vitesse des concurrents dans les zones limitées mais également, d’avertir l’équipage qui vous devance et que vous ne pouvez doubler à cause de la poussière qu’il dégage.
Jean-Marie Davoy à l’attaque, dimanche matin, au milieu des cactus.
« Cela nous a sérieusement perturbés, reconnaît Jean-Marie Davoy. Nous avons été gênés par des voitures qui étaient devant nous, nous en avons gênés d’autres qui étaient derrière. Et puis, quand après un arrêt de quelques minutes à notre assistance, le problème semblait réglé nous avons connu d’autres soucis. Dans les épingles à gauche notre buggy ne voulait pas braquer. Dans ce domaine, je n’ai pas reconnu ma voiture pourtant très maniable l’an passé. »
Voilà pour les problèmes techniques mais dans cette « spéciale » très piégeuse avec ses incessants changements de direction, la navigation a joué un très grand rôle et nos deux Sarthois reconnaissant s’être perdus à cinq ou six reprises. L’un de leur « jardinage » se termina même dans un oued inextricable où ils durent pousser leur buggy pour en sortir. Avec à la clé, quelque dix minutes abandonnées.
« Ce n’était pas notre jour, poursuit le pilote de Fatines. Et pout tout arranger un gamin nous a balancé une grosse pierre qui a fracassé notre pare-brise. Dur, parce que lundi matin, pour la deuxième étape, nous partirons très loin de nos adversaires directs, les Lethier, Blanchemain, Delahaye, avec lesquels nous nous battions l’an dernier. » Un nouveau challenge en tout cas pour l’équipage Sarthe Rallye Raid, bien décidé à remettre les pendules à l’heure dès lundi, entre Douz et Nekrif, sur une très longue « spéciale » saharienne de 289 km, dans le sable et la caillasse.
Le classement général : 1. Lavielle-Polato (Nissan) 2h2351’’’ ; 2. Novitskiy-Schulz (BMW-X3) à 3’01’’ ; 3. Schlesser-Zhiltsov (Buggy Schlesser) à 3’48’’ ; 4. Vigouroux-Winocq (Chevrolet) à
5’18’’ ; 5. Traglio-Lurquin (Nissan) à 9’47’’ ; 6. Thomasse-Larroque (Optimus) à 10’24’’ ; 7. Lethier-Lurquin (Buggy-Schlesser) à 10’38’’ ; 8. Chabot-Pillot (Buggy SMG) à 10’47’’ ; 9. Blanchemain-Guehennec (Buggy MD Rallye Sport) à 14’24’’ ; 10. Pelichet-Decré (Bowler) à 19’30’’ ; 11. Delahaye-Brucy (Buggy MD Rallye Sport) à 21’06’’ ; 31. Davoy-Jourdan (Buggy MD Rallye Sport) à 42’59’’
Quelque peu dépité Jean-Marie et Marc, en grande discussion avec leur préparateurs, Antoine Morel, hier soir à Douz.










