Parade du 1er mai pour Jean-Marie Davoy
Comme en France, le 1er mai est jour férié en Tunisie. La fête du travail est universelle. Les organisateurs et les pilotes du Rallye de Tunisie l’ont appris à leurs dépends, hier, alors qu’ils s’apprêtaient à disputer le prologue de cette 2e manche du championnat du monde des rallyes-raids. Les gendarmes chargés d’assurer la sécurité de l’épreuve, bien que payés depuis plusieurs jours, ne se sont pas déplacés sur la plage de Gammarth. Comme de surcroît des barrières devant assurer la protection du public avaient été arrachées, la direction de course, jugeant à juste raison que la sécurité du public et des concurrents n’était pas assurée, préféra annuler l’épreuve.
Devant plus d’un millier de spectateurs les pilotes s’élancèrent néanmoins dans la « spéciale ». Mais l’épreuve chrono se transforma en une simple parade du 1er mai à laquelle il ne manquait que le muguet. Jean-Marie Davoy et Marc Jourdan au volant de leur Buggy-Chevrolet en profitèrent pour peaufiner les réglages de leur voiture. « Le sable était très mou, avance le pilote de Fatines, et j’ai trouvé que nous sous-virions un peu alors qu’habituellement c’est l’inverse qui se produit. Peut-être un petit problème de pression des pneus. Mais cela n’est nullement dramatique. Nous allons maintenant essayer de nous reposer avant d’entamer les choses sérieuses demain dimanche entre Tunis et Douz. »
Au programme de cette première : 586 km, dont 180 de spéciale et beaucoup de navigation. Un premier test pour l’équipage sarthois !












